Catégories
Équipements

Sécurité routière à vélo : comment rouler bien équipé, en ville et à la campagne ?

Le vélo est un moyen de transport économique, écologique et accessible à tous. Aucune formation n’est nécessaire pour acheter un vélo et l’utiliser en ville et à la campagne. En matière de sécurité routière, cela pose plusieurs problèmes. Les vélos sont fréquemment impliqués dans des accidents plus ou moins graves. Alors qu’une nouvelle campagne de la Sécurité routière vient d’être déployée à l’intention des cyclistes, il est essentiel d’étudier les règles de bases et les bons gestes.

Les équipements obligatoires de sécurité routière à vélo

Pour commencer, il faut évidemment prendre connaissance de tous les équipements qu’il est obligatoire de posséder et d’avoir sur soi ou sur son vélo à chaque fois que vous l’utilisez. La liste n’est pas très nombreuse, mais il est important de ne rien négliger. Les accessoires en question ne sont pas coûteux et il n’est pas vraiment contraignant de les avoir sur soi.

D’ailleurs, la quasi-totalité des équipements obligatoires à vélo ne concerne pas le cycliste directement, mais le vélo lui-même. Ainsi, votre bicyclette doit impérativement être équipée d’un phare à l’avant et d’un feu à l’arrière. L’idée n’est évidemment pas de vous permettre d’éclairer la route, mais de s’assurer que vous êtes facilement visible par tous les autres usagers de la route, automobilistes, motards et piétons.

Pour les mêmes raisons, il est obligatoire d’équiper son vélo de réflecteurs passifs. Aussi appelés catadioptres, ces petits dispositifs passifs réfléchissent la lumière des phares des voitures que vous croisez. Ainsi, vous êtes toujours visible, même en cas de pannes de vos feux. Enfin, sachez que le casque est obligatoire pour tous les cyclistes de moins de 12 ans.

Le gilet jaune obligatoire pour les cyclistes à la campagne

La majorité des cyclistes pédalent exclusivement en ville au sein de grosses agglomérations. Il est donc très souvent ignoré que le port du gilet jaune est obligatoire pour les cyclistes hors des agglomérations. Sur les routes de campagne, tous les cyclistes doivent donc porter le fameux gilet jaune de signalisation afin d’être facilement visibles de loin grâce aux phares des voitures.

Cependant, le gilet jaune n’est obligatoire que la nuit ou en journée lorsque la luminosité ambiante n’est pas suffisante. En plein milieu d’une journée ensoleillée, il est donc autorisé de pédaler sur les routes de campagne sans porter de gilet jaune de signalisation. Son utilité est effectivement moins grande dans de telles conditions.

Par ailleurs, il ne faut pas non plus imaginer que le port du gilet jaune remplace les autres équipements obligatoires. Vous devez porter un gilet jaune la nuit hors des agglomérations, mais votre vélo doit aussi être équipé de phares avants et de feux arrières, ainsi que de catadioptres. Les enfants de moins de douze doivent évidemment toujours porter un casque.

Sécurité routière à vélo : l’importance d’un équipement adapté

Les équipements obligatoires de sécurité routière à vélo ne sont donc pas nombreux. La plupart des vélos sont d’ailleurs déjà vendus avec cet équipement, même si le vendeur n’a aucune obligation particulière à ce niveau-là. Néanmoins, respecter la loi en matière de sécurité routière à vélo n’est pas forcément suffisant. Il y a d’autres équipements qu’il est bon d’avoir et d’entretenir correctement.

La première chose à laquelle il faut penser, ce sont les freins. Des freins régulièrement entretenus sont à la base de la sécurité routière. Pour les accompagner, il ne faut pas non plus négliger l’importance de l’entretien des pneus. Avec ces deux équipements, vous pourrez réagir plus rapidement, vous arrêter brusquement et éviter bien des accidents.

À vélo, il ne faut pas abuser de la sonnette. Comme le klaxon, un usage abusif peut être sanctionné. En revanche, pouvoir se faire entendre est essentiel quand on est à vélo. Enfin, installer des bandes réfléchissantes sur votre vélo, en fixer à vos chevilles pour retenir votre pantalon et porter des vêtements clairs (voire réfléchissant aussi) sont autant de petits gestes qui améliorent considérablement votre sécurité sur la route.

Les panneaux pour les vélos en ville

La question du respect des signalisations en ville par les vélos pose énormément de problèmes. Comme il n’est pas nécessaire d’avoir le permis de conduire ou la moindre connaissance du Code de la route pour se déplacer à vélo en ville et à la campagne, les cyclistes sont très nombreux à ne pas respecter ou à ne pas comprendre la signalisation en ville.

Pourtant, en théorie, le Code de la route s’applique autant aux cyclistes qu’aux autres usagers. D’ailleurs, on pourrait même estimer qu’il s’applique aux piétons également puisqu’ils sont obligés de respecter certaines règles afin de se déplacer. Cependant, apprendre à reconnaître une priorité à droite et à y réagir correctement est essentiel pour un cycliste. Suivre une formation sur le Code de la route est parfois nécessaire.

À cela s’ajoute le fait que les cyclistes disposent de leurs propres panneaux et signalisations dans certaines agglomérations. Actuellement, ces signalisations sont de trois types distincts. Le premier signale et marque l’existence d’une piste ou d’une bande cyclable. Le second autorise les cyclistes à passer au feu rouge s’ils respectent la direction marquée par le panneau (tourner à droite à un carrefour sans quitter la piste cyclable par exemple). Enfin, le troisième est un feu uniquement pour les vélos.

Dans les agglomérations qui prennent la peine de placer des signalisations pour les cyclistes, il est essentiel de les respecter, car elles ont été pensées pour assurer votre sécurité et celle des autres usagers.

Un cycliste peut-il passer au feu rouge ?

Il est fréquent de voir les cyclistes griller des feux rouges. Parfois, ils le font pour gagner du temps, parfois pour s’avancer un peu sur un carrefour et pouvoir redémarrer plus facilement. Dans tous les cas, sauf si un panneau l’autorise explicitement, un cycliste n’a absolument pas le droit de se comporter ainsi.

Même si c’est seulement pour s’avancer un peu, un cycliste ne peut pas passer au feu rouge, à moins d’être descendu de son vélo et d’être revenu un piéton en train d’accéder au trottoir. Cependant, dans les faits, ce genre de comportement n’est jamais sanctionné. Pourtant, même si le danger qu’il fait courir au cycliste et aux piétons n’est pas immédiatement visible, il existe bel et bien.

Enfin, sachez que la loi prévoit la sanction des cyclistes qui grillent les feux rouges, même si elle est peu appliquée. Il est déjà arrivé plusieurs fois qu’un cycliste perde son permis de conduire après avoir grillé un feu rouge ou pédalé en état d’ivresse. La police ne peut pas retirer de points aux cyclistes qui ont le permis et ne respectent pas le Code de la route, mais un juge peut leur retirer le permis.

Pourquoi ne faut-il pas rouler entre les voitures en ville ?

Toujours en ville, il est très fréquent de voir des vélos se faufiler en voiture, à l’instar des scooters et des deux-roues. Ce comportement n’est pas autorisé par le Code de la route et il est même sanctionné. Dans les faits, la police et la justice françaises tolèrent ce genre d’attitude sur la route. Pourtant, se faufiler entre les voitures est très risqué et vous ne devriez jamais le faire.

Rouler à vélo hors de sa piste cyclable est toujours risqué, car vous vous exposez à des collisions dangereuses. Quand vous vous faufilez entre les voitures, vous multipliez grandement les risques de collisions. Bien sûr, il y a la question des portières ouvertes sans prendre garde, mais ce sont surtout les voitures qui changent de voie sans mettre leur clignotant et sans vérifier leurs angles morts qui vous font courir de très grands risques.

Attention aux autres vélos

Pour finir autour de la question des vélos en ville, il est aussi essentiel de bien prendre en compte les autres cyclistes. Une grande partie des accidents à vélo ont lieu entre deux cyclistes. Le problème, c’est que les chiffres des accidents continueront à augmenter tant que les cyclistes ne seront pas mieux formés et mieux équipés.

Soyez donc très attentifs à l’état de votre matériel. Ne portez pas d’écouteurs ou de casques pendant que vous pédalez. Vérifier constamment ce qui vous entoure avant de vous arrêter et avant de tourner. Enfin, ne pédalez jamais en état d’ivresse, après avoir pris certains médicaments ou si vous êtes trop fatigué.

Comment rouler à vélo sur une route nationale ?

Rouler à vélo en ville n’est pas toujours le plus dangereux. Au contraire, la quantité importante d’usagers que vous côtoyez vous appelle presque naturellement à la vigilance. Sur les routes de campagne, les nationales ou les départementales, les cyclistes sont souvent moins attentifs, car ils se sentent plus en sécurité.

Pourtant, il y a certaines règles importantes à respecter sur ce type de route. La première, c’est évidemment d’être le mieux équipé possible, mais nous avons déjà abordé ce point. Il faut donc aussi adapter ses comportements à ce nouvel environnement. En la matière, c’est surtout la question de la position sur la route qui importe le plus.

Il est important de ne pas trop vous serrer à droite. Le bord de la route est souvent glissant, car il reçoit toute l’eau drainant la poussière et les saletés. De plus, sans vous placer au milieu de la route, laisser de l’espace à votre droite pousse les voitures à vous doubler en prenant plus d’espace. Cela vous offre aussi un peu d’espace où vous réfugier en cas de problème.

Attention cependant : dans un virage, vous devez serrer le plus possible à droite, car les voitures qui arrivent en face de vous vous verront plus rapidement !

Code de la route : les vélos ont-ils le droit de rouler côte à côte ?

Cette question revient très souvent, car les cyclistes qui se promènent à deux ou en groupe aiment parfois se tenir au même niveau pour discuter. Officiellement, la loi autorise deux cyclistes à se placer côte à côte sur la route à la campagne. En ville aussi, mais ce n’est pas toujours techniquement possible.

En revanche, il est interdit de se tenir côte à côte lorsque l’on est plus de deux. Un groupe de trois cyclistes devra donc laisser un des leurs seul devant ou derrière. En revanche, un tel comportement est souvent déconseillé, car il peut facilement provoquer une chute des deux cyclistes si un seul des deux perd l’équilibre.

Pourtant, prendre plus de place sur la route en se plaçant côte à côte permet aussi de protéger un peu mieux son groupe, notamment le cycliste qui se trouve à droite. Si c’est l’effet que vous recherchez, vous pouvez aussi vous placer les uns derrière les autres en quinconce. Cela permettra à chacun d’avoir une bonne visibilité, mais aussi de forcer les voitures à vous doubler plus largement.

Que faire en cas d’accident à vélo ?

Si malgré tous vos efforts vous avez un accident de la route à vélo, que faire ? Tout dépend évidemment de la nature et de la gravité de l’accident. La question de la répartition des responsabilités est aussi importante, comme dans le cas d’un accident de voiture.

Le problème, c’est que les cyclistes ont rarement des constats d’accident sur eux quand ils sont à vélo. Si vous avez eu un accident avec une voiture ou un deux-roues, vous pouvez utiliser le sien afin de déterminer les responsabilités. Si vous avez eu un accident avec un piéton ou un autre cycliste, prenez ses coordonnées et espérez qu’il se montrera de bonne volonté.

Après l’accident, vous devez contacter votre assureur. Si vous avez pris une assurance spécifiquement dédiée à votre pratique du vélo, alors vous serez bien accompagné. Sinon, tout dépendra des clauses de votre contrat d’assurance. Dans tous les cas, vous devrez fournir à votre assureur toutes les preuves (constats, certificats médicaux, arrêt de travail, etc.). Si vous n’êtes pas responsable, l’assureur de l’autre usager devrait prendre contact avec vous.

Sécurité routière à vélo : quelle formation suivre ?

De plus en plus de cyclistes souhaitent se former afin de mieux assurer leur sécurité et celle des autres sur la route. Même si vous avez le permis de conduire, vous former aux questions spécifiques qui entourent la pratique du vélo n’est jamais inutile.

Pour cela, vous pouvez commencer par consulter le site officiel du gouvernement securite-routiere.gouv.fr. Ensuite, vous pouvez aussi vous tourner vers certaines associations et auto-écoles qui dispensent des formations sur la question. Elles durent rarement plus d’une demi-journée et permettent d’améliorer considérablement la sécurité de tous sur la route.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *