Publié le Laisser un commentaire

Les circuits de cyclisme à ne pas rater en Bretagne

Image représentant une course de vélo avec plusieurs cyclistes

La Bretagne est une région très touristique et particulièrement prisée par les amateurs de cyclisme. Ses paysages hors du commun et ses longs chemins en font le lieu idéal pour des promenades à vélo. Les grimpeurs ne pourront s’entraîner sur aucun col, mais la Bretagne offre tout de même un cadre idéal pour pratiquer le vélo, en amateur ou en compétiteur. Voici donc les circuits de cyclisme à ne pas louper en Bretagne et qui s’adaptent à tous les niveaux.

La voie verte Roscoff-Concarneau (voie 7)

Cet itinéraire à vélo a été inauguré il y a seulement quatre ans après quelques aménagements d’anciennes voies ferrées par le conseil départemental du Finistère. Depuis, la voie 7 permet de relier Roscoff à Concarneau en vélo sans quitter la piste cyclable. Elle a gagné son surnom de voie verte grâce aux dizaines de kilomètres de tunnel végétal que l’on y trouve. Idéal pour s’abriter du vent, du soleil et de la pluie.

Cette voie verte allant de Roscoff à Concarneau fait environ 147 kilomètres. Les débutants préféreront donc la parcourir en deux jours, voire quatre pour un aller-retour. Les cyclistes les plus aguerris y trouveront l’occasion rêvée de battre un record de distance et de vitesse. Surtout que ce circuit n’est pas dépourvu de difficultés. Pas de col en vu, mais des côtes assez prononcées de Roscoff à Morlaix. L’occasion de s’entraîner pour les grimpeurs débutants.

Pour le reste, l’ensemble du circuit est particulièrement apprécié. Il est devenu très populaire en peu de temps. Il vous fera longer les contreforts des monts d’Arrée et vous fera traverser la magnifique forêt de Coat Loc’h. Enfin, comme nous le disions déjà un peu plus tôt, le tunnel végétal est particulièrement apprécié par les cyclistes, d’autant plus qu’il représente près de 80 % de la distance parcourue et n’est jamais oppressant.

Voie 5 : Pointe du Raz — Bénodet

La voie numéro 5 est encore en construction. Le projet final permettra de parcourir la quasi-totalité du littoral breton à vélo. Un rêve pour les amateurs de cyclisme qui ne devrait plus tarder à voir le jour. En attendant, plusieurs tronçons sont déjà ouverts et permettent de profiter des côtes bretonnes à vélo sur plusieurs centaines de kilomètres.

La plus populaire de ces portions, c’est sans aucun doute celle qui relie la pointe du Raz à Bénodet. Elle permet de longer presque la moitié du littoral sud de la Bretagne. Résultat, vous pourrez profiter d’un parcours iodé d’environ 100 kilomètres. Un régal pour les amateurs de nature et de mer.

Surtout, ce parcours relativement court n’oppose aucune difficulté particulière. À part quelques faux plats qui décourageront les touristes les moins sportifs, l’ensemble du parcours est accessible à tous. Pour les amateurs de cyclismes et de compétition, c’est un beau circuit pour s’entraîner à la vitesse et au sprint. Pour les autres, il peut être parcouru en plusieurs jours pour profiter de la côte bretonne où il fait souvent le plus beau et le plus chaud.

De Vannes à Port Navalo

Ce parcours est sans doute l’un des plus touristiques qu’il est possible de trouver dans toute la Bretagne. Il vous emmènera de Vannes à Port Navalo et vous permettra de découvrir la célèbre presqu’île de Rhuys, c’est-à-dire celle-là même qui forme le très populaire golfe du Morbihan. Vous longerez donc la côte et vous pourrez admirer la beauté des paysages du Golf.

La difficulté d’un tel parcours est vraiment anecdotique. Il fait à peine 45 kilomètres et peut donc être réalisé en quatre ou cinq heures par une personne en bonne santé. Les cyclistes plus aguerris pourront profiter de l’imposant réseau de pistes cyclables sur la presqu’île pour bifurquer et improviser un itinéraire de retour plus long.

Effectivement, la presqu’île a beaucoup à offrir. La parcourir en longeant son littoral côté océan vous permettra de constater la beauté de cette côte sauvage et préservée. Aux alentour de Sarzeau, vous pourrez profiter d’un léger détour pour visiter le château de Suscinio.

Voie 2 : de Saint-Malo à Arzal

La Bretagne, ce n’est pas seulement la mer et les côtes déchirées par les flots. La région est très prisée pour ses paysages marins et c’est justement pour cela que sa campagne et l’intérieur de ses terres valent le détour. Souvent délaissée par les touristes, elle est assez bien préservée dans de nombreuses régions du pays breton. L’itinéraire de la voie 2 qui mène de Saint-Malo à Arzal est un bel exemple de parcours à l’intérieur des terres qui valent le détour.

Cette voie 2 vous permettra de découvrir une Bretagne bucolique et méconnue. Vous longerez les nombreux canaux qui sillonnent cette région étonnante. Relier Arzal depuis Saint-Malo exigera tout de même de pédaler pendant 193 kilomètres. Difficile d’y arriver en une seule journée, mais l’ensemble du parcours ne vous opposera aucune difficulté particulière. Au contraire, le circuit est connu pour sa douceur et sa tranquillité.

C’est également un parcours à conseiller à tous les amoureux d’art et d’histoire, car il traverse trois villes emblématiques de la région en la matière : Saint-Malo, Rennes et Dinan. Les amateurs d’une vie lente et reposante pourront donc passer plusieurs jours sur ce circuit sans se lasser une seule seconde.

Voie 8 : de Saint-Brieuc à Lorient

On continue dans la découverte des terres intérieures de la région de Bretagne, mais cette fois-ci en reliant la côte nord à la côte sud. En partant de Saint-Brieuc pour rejoindre Lorient, vous suivrez la voie cyclable aménagée numéro 8. Elle vous fera traverser la campagne bretonne pour vous la faire découvrir dans tout ce qu’elle a de plus tranquille.

Le parcours fait un total de 175 kilomètres. Un circuit entièrement composé de routes de campagnes très peu fréquentées et bordées par de nombreux points d’eau. Avec ses paysages bucoliques, ce parcours vaut le détour chaque saison de l’année. Sur le dernier tiers, de Pontivy à Lorient, vous croiserez quelques collines. Rien d’insurmontable, mais un bon entraînement pour les cuisses.

Si vous avez le temps et que vous ne visez pas la performance, saisissez l’occasion de vous arrêter à Pontivy et de découvrir ce que cette charmante ville bretonne a à offrir. Citons pêle-mêle le château des Rohan et ses douves, la basilique Notre-Dame-de-Joie et l’église Saint-Mériadec.

Voie 6 : de Carhaix à Saint-Méen-le-Grand

La voie 6 est un parcours cycliste à part en Bretagne, tout simplement parce qu’il ne vous offrira pas un centimètre de littoral. L’occasion rêvée de découvrir une autre facette de la Bretagne qui est encore trop peu appréciée par les touristes. Ces 128 kilomètres sillonnant la campagne bretonne sont accessibles à tous et permettront aux cyclistes aguerris de varier un peu les plaisirs.

Le parcours longe une ancienne voie ferrée et cela n’a rien d’anecdotique. Effectivement, cela permet au circuit de traverser des dizaines de petits villages autrefois desservis par le train. Désormais partiellement vidée de ses habitants, cette campagne n’en reste pas moins particulièrement belle et émouvante.

Il ne faut pas oublier de citer la présence du lac de Guerlédan sur le parcours. Vous le longerez pendant douze kilomètres. N’hésitez pas à vous y arrêter pour profiter des lieux. En été, la fraîcheur de l’eau est la bienvenue. Surtout, la beauté des lieux est surprenante : le lac est cerné de monts forestiers qui ajoutent à l’ambiance générale de ce circuit.

La Bretagne à vélo : le choix du voyage itinérant

Jusqu’à présent, nous n’avons cité que des parcours dont la longueur ne dépasse pas les 200 kilomètres. Résultat, ils sont tous faciles à parcourir en quelques jours seulement. Certains peuvent même être parcourus en une journée, notamment par les cyclistes les plus entraînés. Pourtant, si la Bretagne attire autant d’amoureux du vélo, c’est notamment grâce à son offre imposante de voyage itinérant.

Effectivement, si chaque parcours peut être utilisé et découpé à volonté pour s’entraîner au cyclisme, il est aussi possible de se tourner vers des itinéraires beaucoup plus longs qui permettent de faire de longs voyages à vélo. Ces voyages itinérants rencontrent de plus en plus de succès et nous allons donc vous présenter quelques circuits parfaits pour ce genre de tourisme.

Le canal de Nantes à Brest

L’itinéraire qui suit le canal reliant Nantes à Brest est sans doute le plus connu des parcours permettant un voyage itinérant de plusieurs jours. Long de 400 kilomètres, il sera réalisable en cinq jours seulement par un cycliste confirmé (même moins si vous cherchez la performance). Une personne en bonne santé pourra le faire en sept jours environ. Surtout, cet itinéraire ne présente aucune difficulté particulière et sera tout à fait adapté pour les familles avec des enfants.

D’un point de vue touristique, ce parcours est assez passionnant. En longeant ce canal, c’est toute l’histoire et la géographie de la région que vous pourrez découvrir. Il a été creusé au 19e siècle pour relier deux grands ports militaires : Nantes et Brest. Utilisé pour le commerce, il a façonné le développement et les transformations de la région. Surtout, ce parcours offre de belles alternances entre nature et lieux historiques. Se loger et se restaurer est également très facile tout du long.

Pour ceux qui pratiquent le cyclisme de manière sportive et compétitive, c’est aussi un parcours intéressant. Son apparente simplicité permet d’aller chercher la performance en améliorant sa vitesse. Surtout, le fait de devoir le parcourir en plusieurs jours permet de repousser ses limites et d’augmenter l’endurance. Une épreuve à préparer évidemment, mais qui permet d’avoir un premier aperçu d’une compétition par étape quand on débute.

La Vélodyssée (1240 km !)

La grande majorité de cette route ne se trouve donc pas en Bretagne, mais rien ne vous empêche de vous arrêter à Nantes. Surtout, les amoureux de cyclotourisme et de la Bretagne sont généralement conquis par ce premier tiers breton qui les motive à finir le parcours.

Cette Vélodyssée ne présente aucune difficulté particulière et elle est parfaitement adaptée à toute la famille. Mieux encore, elle représente un parcours touristique idéal. Au programme, baignades, restaurants en bord de mer, spécialités régionales, visites historiques, gastronomiques et touristiques. Des vacances sportives qui plairont à toute la famille.

La Vélomaritime ou Eurovélo 4 (1 400 km !)

Enfin, on termine par la Vélomaritime, officiellement Eurovélo 4. Ce très long parcours de 1 400 kilomètres plaira à ceux qui veulent longer les côtes françaises pendant toute la durée du circuit, mais aussi à ceux qui veulent finir leur parcours en Bretagne pour conclure leurs vacances par un séjour breton bien mérité.

La promesse de cette route cyclable, c’est 90 % du temps passé au bord de la mer. La Vélomaritime vous fait partir de la frontière belge, non loin de Dunkerque (Bray-Dunes) et vous fait longer les côtes en passant par Calais, Dieppe, Le Havre, Ouistreham, Cherbourg, Saint-Malo, Saint-Brieuc, etc. Vous arriverez ensuite à Roscoff, non loin du point de départ de la Vélodyssée si vous souhaitez enchaîner !

Cette route exceptionnelle permet de découvrir la géographie fascinante et complexe des côtes françaises dans le nord et l’ouest du pays. Surtout, elle permet de traverser trois pays aux histoires et aux cultures riches et entremêlées de manière bien particulière : la Bretagne, la Normandie et le Nord. Enfin, pour ceux qui aiment les défis, sachez que cette Eurovélo 4 relie en fait Roscoff à Kiev en Ukraine ! En partant de la Bretagne, vous pouvez traverser toute l’Europe.

Des circuits et des parcours qu’il est possible d’adapter

La Bretagne est une région qui a particulièrement développé le cyclotourisme en finançant de nombreuses routes et infrastructures. Celles-ci permettent de pratiquer le cyclisme et le cyclotourisme facilement et en toute sécurité. Résultat, il est très facile de visiter toute la Bretagne à vélo. Ainsi, n’hésitez pas à adapter et à mélanger les différents circuits et parcours disponibles afin de faire le tour des régions bretonnes que vous souhaitez visiter.

 

Publié le Laisser un commentaire

10 circuits de vélo à faire à Annecy

Course de vélo vintage

La région d’Annecy et son lac sont très populaires chez les amateurs de montagne et de nature. Les paysages y sont spectaculaires et les randonnées pour en profiter sont très nombreuses. Les amateurs de cyclisme y trouvent également leur compte. Les circuits à faire à vélo sont nombreux et proposent une topographie variée qui permettra à tous les sportifs, quel que soit leur niveau, de s’amuser. Voici donc 10 circuits à vélo à faire à Annecy et aux alentour.

Tour du lac d’Annecy à vélo : temps et durée

À Annecy et dans sa région, le circuit le plus populaire reste sans aucun doute celui qui permet de faire le tour du lac tout entier. Des travaux récents permettent désormais de profiter d’une piste cyclable très confortable sur la quasi-totalité du parcours. Celui-ci est donc très facile à suivre et très agréable. Toute la famille pourra en profiter ensemble sans problème.

L’ensemble du parcours présente un dénivelé de 300 mètres au total. Ainsi, le parcours se situe à une altitude moyenne de seulement 450 mètres malgré la région montagneuse sur laquelle il se trouve. Le circuit fait environ 40 kilomètres. Il ne représente pas un défi physique important, mais les jeunes enfants ne seront pas toujours en mesure de suivre. En termes de durée, il faut compter de quatre à huit heures selon votre rythme et les pauses que vous faites.

Ce circuit est très connu dans toute la France et souvent considéré comme l’une des plus belles randonnées disponibles dans le pays. Ce qui fait tout son charme, c’est notamment la vue constante qu’il offre sur le lac d’Annecy et ses eaux cristallines. Le circuit peut être fait en été pour profiter des baignades possibles, mais aussi en hiver pour profiter de la beauté des paysages montagneux pendant cette saison.

Tour du mont Veyrier

 Le mont Veyrier est un sommet de basse altitude qui culmine à seulement 1 291 mètres et surplombe toute la face est du lac d’Annecy. C’est un haut lieu des loisirs de montagnes, surtout en été. On peut y pratiquer de nombreux sports, notamment l’escalade et la descente en VTT. Le mont Veyrier offre aussi de belles randonnées et il est possible d’en faire le tour avec un vélo de route.

La présence du mont Veyrier pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un circuit difficile, mais ce n’est pas vraiment le cas. Il fait seulement 25 kilomètres et se montre donc accessible facilement à tous les niveaux. Même son dénivelé n’est que de 240 mètres et son altitude moyenne reste à 450 mètres, comme le lac d’Annecy. Il n’y a donc pas d’effort particulier à faire pour rejoindre le circuit.

En revanche, sachez que la quasi-totalité du dénivelé devra être avalée par vos roues et vos cuisses dès la première montée. Un effort important au départ donc, pour une randonnée plutôt tranquille ensuite. La vue sur le lac est vraiment très belle et les parties plus montagneuses sont également très agréables. La randonnée se conclut par une belle descente et un belvédère dans un virage qui offre un beau point de vue sur le célèbre château de Menthon.

Tour de la Tournette

Ce parcours du tour de la Tournette est déjà moins accessible que les deux précédents. Il vous faudra de la motivation et un peu d’entraînement pour en venir à bout. Il n’est donc pas à conseiller aux grands débutants, même s’il n’y a pas besoin d’être un grand amateur de cyclisme pour en venir à bout.

L’altitude moyenne reste aux alentour de 450 mètres, ce qui vous assure des efforts limités et aucun col de montagne à passer. En revanche, avec un dénivelé de 450 mètres, vos cuisses travailleront. Heureusement, le circuit fait 62 kilomètres et le dénivelé est donc plutôt bien réparti. En revanche, tous les cyclistes amateurs ne sont pas capables de parcourir en une seule sortie de telles distances dans de telles conditions.

Cependant, si vous vous en sentez capable, foncez ! La Tournette est la montagne emblématique du lac d’Annecy. Ce circuit vous permettra de l’admirer longuement depuis les rives avant de vous emmener à la découverte de sa face cachée. Prévoyez une petite pause à Thônes, un village historique dont la spécialité est la production artisanale de reblochon. Attention tout de même à votre alimentation si vous essayez d’améliorer vos performances à vélo !

Belvédère de la Forclaz

Avec le belvédère de la Forclaz, on entre pour la première fois dans la catégorie des circuits à ne pas recommander à tout le monde. Avec une longueur de 50 kilomètres et un dénivelé de 700 mètres, c’est un circuit particulièrement difficile. Il est fortement déconseillé de s’y attaquer avant de s’être suffisamment entraîné. Vous risqueriez de vous retrouver coincé, épuisé, voire blessé.

Le belvédère de la Forclaz se trouve sur le point culminant du col de la Forclaz. Un col qu’il faudra mériter et qui vous donnera l’impression de vivre votre première épreuve du Tour de France. La pente est raide et elle le devient un peu plus à chaque mètre qui vous rapproche du belvédère. N’ayez crainte, le jeu en vaut la chandelle : ce belvédère est un site spectaculaire d’où décollent les parapentes. La vue y est tout simplement époustouflante !

Ce parcours a été très bien pensé, car il vous fait redescendre et rentrer par la rive ouest du lac d’Annecy, soit le plus confortable. Vous pourrez finir la journée par une bonne heure de vélo en toute tranquillité, l’occasion idéale de s’entraîner à la récupération active que les grands sportifs affectionnent tant après l’effort.

Tour de la montagne d’Age

La montagne d’Age se trouve à l’ouest d’Annecy, soit dans la direction opposée du lac et de ses rives que les cyclistes affectionnent tant. Elle culmine à seulement 670 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui veut dire que son sommet ne dépasse la hauteur du lac d’Annecy que de 130 mètres. Cette montagne n’est donc pas impressionnante, elle ne représente pas un grand défi, mais elle offre de très beaux paysages trop souvent délaissés par les touristes.

Tant mieux pour les amoureux de vélo qui souhaitent faire une jolie randonnée sans s’épuiser. Le tour de la montagne d’Age est sans doute l’un des circuits les plus simples de toute la région. Avec un dénivelé d’à peine 80 mètres et une distance de seulement 32 kilomètres, il peut être assez simplement parcouru par tous les cyclistes, de tous les niveaux et de tous les âges.

Ce parcours est aussi l’occasion de découvrir une partie de la région d’Annecy trop méconnue et qui vaut pourtant le détour. Même si vous êtes un cycliste aguerri, c’est un circuit qui vaut le détour.

Tour de Mandallaz

Le tour de Mandallaz est un autre circuit plutôt original. Alors que la plupart des touristes amateurs de cyclismes se concentrent autour du lac et des montagnes qui le surplombent, le tour de Mandallaz vous emmènera dans une boucle de 55 kilomètres pour vous faire découvrir tout le nord de la région d’Annecy. Des paysages magnifiques de campagne montagneuse au milieu desquels vous pourrez profiter du grand air.

Cependant, la plus grande qualité du tour de la Mandallaz se découvre vers la fin, pendant la descente. Avec un dénivelé de 350 mètres, ce circuit vous fera travailler les cuisses lors de la première moitié. Ensuite, il vous offrira une longue descente qui enchaîne les vues panoramiques sur la région, la métropole d’Annecy et son lac. Un circuit à privilégier les jours de grande visibilité.

Un autre avantage de ce parcours, c’est également qu’il permet de découvrir les nombreux villages et petites villes qui entourent Annecy. Souvent anonymes et sans grandes spécificités touristiques, ils participent néanmoins aux paysages et la culture si savoureuse de la Haute-Savoie. La plupart des cyclistes aiment aussi ce sport pour ce rapport aux paysages et aux villages traversés qu’il offre. Dans la région, vous serez servi !

Circuit du pont de la Caille

Voici un autre itinéraire qui vous permettra de découvrir le nord d’Annecy. Celui du pont de la Caille ressemble énormément au tour de Mandallaz puisque toute la seconde partie est identique. Ainsi, vous pourrez profiter de la même descente avec la même vue sur Annecy, son lac et toutes les montagnes qui les surplombent.

Cependant, le circuit du pont de la Caille n’est pas qu’une vulgaire variante du Tour de Mandallaz. Toute la première partie est très différente. Surtout, elle vous permettra d’aller découvrir le pont de la Caille. Ce surprenant pont suspendu ne manquera pas de vous émerveiller avec son inimitable style médiéval. Ne vous y trompez pas pour autant, il a été inauguré en 1839.

Ce circuit est l’un des plus touristiques du nord d’Annecy. Il est également plutôt accessible et ne demandera pas beaucoup d’efforts. Néanmoins, son dénivelé de 350 mètres et sa distance totale de 46 kilomètres en font un petit défi physique tout à fait adapté aux débutants en cyclisme ou en cyclotourisme.

Circuit de Leschaux

On retourne sur un parcours plus difficile. Sa distance de 59 kilomètres et son dénivelé de 700 mètres en font un circuit particulièrement difficile. Effectivement, la première partie vous amènera jusqu’aux abords du col de Leschaux, mais la seconde partie vous le fera carrément traverser. Une épreuve physique idéale pour entraîner ses qualités de grimpeur.

Au-delà de l’épreuve physique qu’il représente, ce circuit de Leschaux est très populaire dans la région et le milieu du cyclisme pour la beauté du parcours qu’il propose. Il vous emmène d’abord le long de la promenade cyclable du lac d’Annecy avant de s’élever vers Saint-Eustache assez rapidement. Surtout, une bonne partie du parcours se déroule dans le Parc naturel régional du massif des Bauges qui offre de splendides paysages.

Tour du Semnoz

Le tour du Semnoz vous emmène au cœur du massif des Bauges, de ses villages et de ses traditions. Tant et si bien qu’il a reçu le label local et très distingué « Vélo et Fromages ». C’est donc un parcours idéal pour les cyclistes touristes curieux qui ont envie de vivre la Haute-Savoie et la Savoie à travers leurs spécialités, notamment le fromage.

Le parcours de ce tour du Semnoz est suffisamment difficile pour que vous vous permettiez quelques tranches de fromage en plus. Effectivement, avec une distance totale de 55 kilomètres et un dénivelé de 650 mètres, le tour de Semnoz entre dans la catégorie des parcours de difficulté moyenne. Il faudra donc un peu d’entraînement aux débutants avant de pouvoir s’y attaquer sereinement.

Comme le parcours précédent, le tour de Semnoz vous emmènera jusqu’au col de Leschaux. Si vous suivez un parcours d’entraînement bien précis, ce circuit est idéal pour exercer vos aptitudes de grimpeurs. Beaucoup de cyclistes nés dans la région ont grimpé leur premier col dans le col du Leschaux.

Traversée du Semnoz

On termine ce petit tour d’horizon des circuits de la région d’Annecy avec le plus difficile de tous les circuits de cette liste. La traversée du Semnoz est néanmoins l’un des parcours les plus faciles parmi les « hautes difficultés » de la Haute-Savoie. Cette catégorie créée par le Club des Cent Cols recense les parcours les plus difficiles. Il met la traversée du Semnoz dans la même catégorie de le col de Joux-Plane sud et le col de la Ramaz.

Ce n’est donc pas un parcours à conseiller à tous. Long de 51 kilomètres, il vous entraînera au sud d’Annecy pour mettre à l’épreuve vos qualités de grimpeur avec ses 1 220 mètres de dénivelés. Comme les deux précédents parcours, il vous entraînera dans le Parc naturel régional du massif des Bauges et ses magnifiques paysages. Cependant, l’intensité de l’effort physique ne vous permettra pas toujours d’en profiter. À réserver aux amoureux de cyclisme avant tout donc.

Autres circuits à vélo en Haute-Savoie

Ces quelques circuits ne sont qu’un florilège des magnifiques randonnées et circuits de cyclismes qu’Annecy offre à tous ceux qui aiment le vélo. Cependant, si vous élargissez le rayon de votre curiosité à toute la Haute-Savoie, vous découvrirez de nombreux autres circuits à vélo. La région borde les Alpes et elles ne manquent pas de défis physiques à relever.

Publié le Laisser un commentaire

Comment bien s’alimenter avant, pendant et après une sortie à vélo ?

Nourriture Légumes Fruits

Dans tous les sports, l’alimentation joue un rôle central. En la contrôlant et en la maîtrisant précisément, vous donnez à votre corps tout ce dont il a besoin pour récupérer et s’améliorer. Le cyclisme est un sport particulièrement exigeant pour le corps et le mental. Sans surprise, l’alimentation joue donc un rôle encore plus important que dans beaucoup de sports. Même en amateur, vous devez penser à votre alimentation si vous souhaitez progresser. Voici donc les bases.

L’alimentation avant la sortie à vélo ?

Modifier son alimentation de fond en comble est difficile. Cela demande beaucoup de motivation et il vaut donc toujours mieux commencer à petite échelle. Ainsi, vous pourrez constater les effets positifs sur vos performances et votre santé. Vous serez alors facilement motivé pour modifier votre alimentation dans son ensemble. Voilà pourquoi il est généralement recommandé de commencer par modifier le repas qui précède une sortie à vélo.

La première chose à savoir, c’est qu’il faut toujours prendre son repas au moins trois heures avant la sortie. La digestion est un processus lent et vous devez vous assurer qu’elle sera suffisamment avancée quand vous partirez à vélo. Sans cela, vous vous sentirez lourd ou malade. Par ailleurs, un repas qui précède une sortie à vélo doit être léger, voire frugal, pour que vos performances soient bonnes.

Pour savoir ce qu’il est bon de consommer pendant ce repas, il faut savoir que votre corps ne consommera pas vraiment l’énergie qu’il vous apporte pendant la sortie. Il piochera surtout dans les réserves de la veille. Il faut donc manger principalement des sucres lents qui permettront de remplir rapidement ses réserves pendant la journée. Quelques sucres rapides avec des fruits sont également les bienvenus pour aider à démarrer.

Quel petit-déjeuner avant de faire du vélo ?

Si vous décidez de partir faire du vélo toute la journée, il est fort probable que le repas qui précède votre départ soit le petit-déjeuner. Or, le petit-déjeuner est un repas assez particulier au cours duquel nous nourrissons souvent très mal. Des décennies de marketing et de mauvaises habitudes ont fait de ce repas l’un des plus sucrés. Le problème, c’est que ces sucres sont souvent rapides et inutiles pour les sportifs.

Il est donc essentiel d’apprendre à manger un petit-déjeuner de qualité. On va donc commencer par en bannir les grands classiques : jus d’orange, café et laitages. À la place, servez-vous un thé vert excellent pour l’organisme en général. Ensuite, oubliez les céréales industrielles. Mangez plutôt du muesli sans sucre ajouté et mélangez-le à un fruit coupé en morceaux de votre choix. Si vous y tenez, vous pouvez craquer pour une tranche de pain et un peu de confiture.

Idéalement, si vous souhaitez vraiment vous faire un petit-déjeuner de grand sportif, vous devriez consommer des œufs (un ou deux) avec des flocons d’avoine. Néanmoins, il est important de ne pas changer ses habitudes trop rapidement. Prendre le temps vous permettra également de mieux connaître votre organisme. Nous ne sommes pas tous faits pareils et vous devez adapter votre alimentation à vos besoins le plus précisément possible.

Que manger pendant une sortie à vélo ?

Un repas léger avant l’effort, c’est une condition que presque tous les sports partagent. Le problème, c’est que le cyclisme est un sport d’endurance assez extrême. Si vous pédalez pendant plus de six heures dans la journée, un petit-déjeuner frugal, même bien pensé, ne suffira pas. Vous aurez donc besoin de vous alimenter pendant la sortie à vélo.

Pour cela, il est très facile d’acheter des barres énergétiques que l’on trouve dans tous les magasins d’équipement sportif. Attention tout de même à bien choisir la marque pour laquelle vous optez. Elles sont encore trop nombreuses à gaver leurs produits de sucres et à mal adapter leurs recettes. Résultat, vous aurez un pic énergétique, mais une chute importante quelques minutes après.

Quelle alimentation pour les longues distances à vélo ?

Manger pendant l’effort est essentiel quand on pratique le cyclisme. Même lors d’une sortie relativement courte, il est conseillé de manger. Effectivement, dès que vous aurez pédalé plus d’une heure, votre corps sera en déficit énergétique. C’est une excellente nouvelle si vous souhaitez perdre du poids, mais un problème à résoudre si vous recherchez la performance.

Il est donc essentiel de manger après une heure de vélo, mais également de manger régulièrement lorsque l’on parcourt de longues distances. Si vous décidez de partir une journée entière, vous devez vous alimenter correctement et intelligemment. L’une des meilleures choses à faire, c’est d’alterner les choses que vous mangez, notamment le sucré et le salé.

Le sucre est une source d’énergie importante, mais la transpiration nous fait perdre énormément de sel. L’organisme en a besoin pour fonctionner et vous en avez besoin pour vous dépasser. Ne misez donc pas tout sur les barres énergétiques sucrées et alternez avec des barres salées. Surtout, ne faites pas l’erreur de prendre un vrai repas au milieu de votre parcours. Malgré la monotonie des goûts de ces barres énergétiques, vous devez vous concentrer sur une alimentation purement efficace.

Que manger après une sortie à vélo ?

Il est assez simple de trouver la motivation nécessaire pour manger un repas frugal avant de partir. Dévorer des barres énergétiques pendant que l’on pédale n’est pas non plus très difficile et ne vous apparaîtra sans doute pas comme un grand sacrifice. En revanche, s’astreindre à contrôler son alimentation même après une grosse sortie à vélo est beaucoup plus difficile. Généralement, après un tel effort, le corps réclame un banquet fait de gras et de sucre.

Même s’il est difficile de résister à la tentation, il faudra bien le faire. Évidemment, les choses peuvent venir progressivement et vous n’êtes pas obligé de manger immédiatement comme le ferait un champion olympique. En revanche, une bonne alimentation après une sortie à vélo vous permettra de maximiser les bénéfices de cet entraînement. L’alimentation vous a permis d’atteindre de nouveaux records et elle vous permettra de vous maintenir à ce niveau ensuite.

Il faudra donc se contenter d’une alimentation maîtrisée et frugale, mais répartie sur les six heures qui suivent la fin de l’effort. Vous devez commencer par remplir vos réserves de glucides avec des sucres rapides. Les liquides sont les plus efficaces dans le domaine, alors prévoyez une boisson énergétique. L’eau minérale gazeuse est idéale pour récupérer le sel perdu. Ensuite, une ou deux heures après, mangez des aliments très protéinés. Enfin, le soir, quelques féculents pour le dîner.

Les aliments qui aident à récupérer après une grosse sortie à vélo

Si vous souhaitez modifier votre alimentation pour améliorer votre niveau à vélo, vous allez également devoir considérer vos repas comme une opportunité d’accélérer la récupération. Plus vous récupérez vite, plus vous progresserez vite d’un entraînement à l’autre. Le rôle de l’alimentation dans la récupération n’est donc pas qu’une question de confort.

Une bonne alimentation après l’effort qui permet de récupérer graduellement les sucres, le sel, les protéines et les nutriments est idéale. Néanmoins, il existe certains aliments dont les propriétés sont tout simplement meilleures pour la récupération. Le potassium des bananes, par exemple, est excellent pour l’imiter les risques de courbatures. Il ne faut pas non plus en abuser pour éviter les risques de tachycardies.

On peut également citer les bienfaits des avocats, du riz et des œufs, entre autres. Enfin, n’oubliez pas de réactiver la circulation veineuse avec des chaussettes de contention. Cela n’est pas exactement en lien avec l’alimentation, mais une telle précaution permet de s’assurer que les muscles de vos jambes profiteront pleinement de tous les nutriments que vous avez ingérés après l’effort.

Comment bien s’alimenter avant et après une compétition ?

L’alimentation avant et après un entraînement est essentielle pour en maximiser les résultats. Cependant, la question des repas avant et une compétition est sans doute encore plus importantes. Une alimentation mal maîtrisée juste avant une compétition peut vous faire perdre toutes vos chances de remporter la victoire. Il est donc absolument essentiel de bien manger avant une compétition, mais aussi après pour récupérer et éviter de se blesser.

Avant et après une compétition, tous les conseils alimentaires déjà abordés dans cet article s’appliquent. Normalement, si vous avez contrôlé votre alimentation tout au long de vos entraînements, vous devez également avoir une connaissance plus fine de votre organisme et de ses besoins. Résultat, vous devriez être en mesure de consommer des repas parfaitement adaptés à vos besoins.

Néanmoins, une compétition reste un événement particulier différent d’un entraînement. Vous devez donc adapter un peu votre alimentation. Avant la compétition, il faut manger le plus légèrement possible, quitte à prévoir un peu plus de barres énergétiques pour vous soutenir pendant l’effort. Après la compétition, votre organisme aura normalement été poussé dans ses retranchements et vous devez vous alimenter progressivement sur une période de plus de six heures.

L’alimentation des champions : quel régime pour bien progresser ?

L’alimentation joue un rôle essentiel dans les performances physiques, mais son impact se trouve sur un spectre large de conséquences variées. Ainsi, bien s’alimenter permet d’améliorer ses performances sur le court et le moyen terme, mais également sur le long terme. Si vous souhaitez progresser et que vous espérez atteindre un jour un niveau professionnel ou semi-professionnel, vous allez devoir surveiller quotidiennement votre alimentation.

Chacun de vos repas devra être contrôlé et remplir un double objectif. D’abord, il devra soutenir vos efforts physiques en remplaçant tous les sucres et les nutriments perdus pendant l’effort. Il doit également vous permettre de développer et de maintenir votre masse musculaire avec un apport en protéines suffisant.

Ensuite, vos repas devront vous permettre de maximiser votre efficacité en selle. Cela passe notamment par la gestion de votre masse graisseuse. Celle des cyclistes est extrêmement basse, mais pas seulement parce que le vélo est un sport d’endurance. Elle est extrêmement basse parce que chaque kilo en plus vous ralentira considérablement. Un vélo léger ne suffit donc pas, le cycliste aussi doit l’être.

Quelle alimentation pour une randonnée en cyclotourisme ?

Jusqu’à présent, nous n’avons abordé la question de l’alimentation que d’un point de vue compétitif ou pour maximiser vos performances sur la route. Pourtant, beaucoup d’amateurs de vélo se contentent d’assouvir leur passion avec le cyclotourisme. Il s’agit alors de savoir comment s’alimenter pour pédaler sur un vélo plus lourd et pendant de longues heures. Sachant que les pauses sont plus fréquentes.

Heureusement, l’alimentation reste à peu près la même, car elle doit remplir les mêmes besoins. Commencez donc par un petit-déjeuner léger qui vous évitera de mauvaises sensations sur la route. Pensez à vous alimenter tout au long de la journée, environ une fois par heure si nécessaire, avec des barres énergétiques. Faites une pause le midi, mais toujours avec un repas frugal qui vous permet de repartir dans l’heure. Enfin, le soir, axez votre repas sur la récupération.

Quelle alimentation avant une course en VTT ?

La course de VTT ne répond pas aux mêmes exigences qu’une course de vélo sur route. Généralement plus courte, elle demande un effort physique plus intense. Pour autant, elle réclame une bonne dose d’endurance. Surtout, elle permet rarement de se ravitailler en plein milieu. Il faut donc contrôler son alimentation précisément.

L’idéal, quel que soit le contenu de votre repas, c’est le manger un peu plus de trois heures avant la course. Cela vous permettra d’avoir bien digéré. Ensuite, vous devez absolument consommer des sucres lents en grande quantité. Manger du pain pendant le petit-déjeuner est donc une bonne solution.

Par ailleurs, ce genre de course exige de penser son alimentation encore plus en amont. Faites donc le plein de sucres lents dès la veille en consommant du riz ou des pâtes au dîner. Cela vous permettra de constituer des réserves encore plus importantes dans lesquelles votre organisme pourra puiser abondamment.

L’importance d’une bonne hydratation avant, pendant et après une sortie à vélo

Tout au long de cet article, nous avons évoqué en filigrane l’importance d’une bonne hydratation pour accompagner vos efforts alimentaires. Il est nécessaire de prendre le temps de préciser qu’une mauvaise hydratation peut ruiner tous vos efforts physiques et alimentaires en limitant votre progression, en réduisant vos performances et en augmentant les risques de blessures.

Surtout, il est essentiel de savoir qu’une bonne hydratation ne consiste pas seulement à boire de l’eau. Il faut varier les sources d’hydratation et leurs apports. Ainsi, les eaux minérales permettront de récupérer des nutriments essentiels. Certaines boissons énergétiques ont aussi ce genre de bienfaits. Il existe également des boissons à base de maltodextrine qui diffusent des sucres lents dans l’organisme.

Publié le Laisser un commentaire

Comment bien débuter en cyclisme ?

Personne qui roule a vélo

Que vous souhaitiez commencer en cyclisme par amour du sport ou pour vous lancer dans le cyclotourisme et profiter de longues randonnées à vélo, il est important de savoir par où commencer. Le cyclisme apparaît souvent comme un sport simple parce que tout le monde sait faire du vélo. En réalité, c’est un sport extrêmement exigeant. Heureusement, si vous êtes raisonnable et suivez les bons conseils pour débuter, vous progresserez très rapidement.

Quel rythme d’entraînement pour bien commencer le cyclisme ?

Il est difficile de donner une réponse absolue à cette question. Effectivement, le rythme d’entraînement lors de vos premières semaines dépendra de vos capacités physiques. Si vous êtes déjà un grand sportif, les choses seront plus faciles pour vous. Néanmoins, il est toujours prudent de démarrer à un niveau relativement bas, quitte à augmenter le rythme rapidement.

Ainsi, il est généralement conseillé de débuter avec trois séances d’entraînement par semaine, chaque séance ne dépassant pas une heure. Après un mois d’entraînement à ce rythme, vous pouvez commencer à augmenter la durée de vos sorties dans un premier temps. Ensuite, vous pouvez augmenter le nombre de sorties.

Attention tout de même à deux détails importants. D’abord, n’augmentez pas la durée d’entraînement de plus de 20 % d’une semaine à l’autre. Ensuite, évitez de commencer avec moins de trois séances par semaine. C’est grâce à la régularité et à des séances suffisamment proche dans le temps que vous progresserez vite, quitte à réduire un peu la durée de chaque séance au début.

Quel matériel avoir pour débuter en cyclisme ?

Le matériel pour débuter en cyclisme est assez simple à trouver et à imaginer. Vous aurez évidemment besoin d’un vélo. Dans un premier temps, ne vous ruinez pas avec un vélo à plusieurs milliers d’euros. Investissez dans un bon vélo de route pour vos premières semaines d’entraînement. Si vous êtes conquis, vous pourrez acheter un vélo plus proche des gammes professionnelles.

Ensuite, il est important de se protéger en achetant un casque et des lunettes de soleil. Si l’intérêt du casque paraît vite évident, trop de cyclistes débutants négligent les lunettes. Elles sont pourtant absolument essentielles. Toujours pour votre santé, achetez une gourde pour vous hydrater régulièrement pendant vos entraînements.

Enfin, n’oubliez pas votre confort : achetez une tenue adaptée. Un short de cycliste est le minimum requis pour s’installer confortablement sur sa selle sans craindre de se provoquer des douleurs au fessier qui pourraient vous empêcher de suivre votre entraînement avec régularité. Pour finir, acheter un compteur afin de garder une trace précise des kilomètres parcourus n’est pas un luxe.

Comment vérifier son matériel ?

Un cycliste doit pouvoir compter sur son matériel, car il le met souvent à rude épreuve. Les intempéries et les centaines de kilomètres que vous allez parcourir vont évidemment attaquer votre matériel. Bien sûr, le vélo est le plus concerné par cette situation. Vous devrez donc vérifier son état avant chaque sortie. Ainsi, vous assurerez la durabilité du matériel et votre sécurité.

Vérifiez donc la lubrification de la chaîne pour éviter qu’elle ne casse en pleine sortie. Assurez-vous que vos freins sont en bon état, c’est-à-dire que les plaquettes ne sont pas trop usées et que les câbles sont correctement tendus. Enfin, assurez-vous que les pneus sont bien gonflés et qu’ils ne dépassent pas la limite d’usure.

Enfin, si vous débutez vous n’êtes a priori pas expert en mécanique des cycles. Vous avez donc tout intérêt à amener votre vélo chez un professionnel pour qu’il le révise régulièrement. Généralement, la chaîne doit être changée tous les 5 000 kilomètres. Profitez donc de l’occasion pour faire régler le dérailleur et réviser votre vélo.

Apprendre à réparer une crevaison

La crevaison est la hantise de tous les cyclistes et aussi l’incident le plus fréquent. Heureusement, c’est un problème qu’il est facile de résoudre. Il faut néanmoins investir dans un kit de réparation et toujours le prendre avec soi quand on sort pédaler.

Le kit de réparation standard vous permet de poser une rustine sur la chambre à air. Entraînez-vous donc à utiliser la pince qui vous permet d’extraire la chambre à un de votre pneu. Trouvez le lieu de la crevaison et bouchez le trou avec une rustine. Une fois chez vous, il est plus prudent de changer la chambre à air.

Certains amoureux du cyclisme emportent toujours une ou deux chambres à air de rechange sur eux quand ils sortent à vélo. C’est une solution radicale qui permet de repartir avec une roue comme neuve. Assurez-vous juste de savoir changer une chambre à air et d’acheter le bon modèle. Quand elles ne sont pas gonflées, les chambres à air prennent très peu de place.

Apprendre à gérer son apport énergétique

Une fois que vous avez tout l’équipement nécessaire pour rouler, vous hydrater, vous protéger et réparer votre vélo, vous devez également penser à votre ravitaillement physique. Le cyclisme est un sport d’endurance plutôt extrême. Il n’est pas rare de voir des cyclistes, même amateurs, repousser leurs limites à chaque sortie. C’est ce qui fait tout le charme de ce sport et c’est ce qui explique la ferveur qui l’entoure.

Cependant, repousser ses limites physiques implique également de vider ses ressources énergétiques. Si vous voulez tenir sur de longues distances, vous améliorer, progresser et battre vos records, vous allez devoir vous ravitailler. Pensez donc à emporter des barres énergétiques (ou des boissons et des gels si vous préférez). Avec le temps, vous apprendrez à mieux connaître votre organisme et vous saurez s’il est préférable d’opter en priorité pour un rechargement en sels ou en glucides.

Trouver des coéquipiers pour rester motivé

Vous voilà donc équipé et suffisamment bien informé pour vous lancer dans le cyclisme amateur. Votre prochain défi, après avoir relevé celui de vous lancer, ce sera évidemment de rester motivé et de continuer à vous entraîner régulièrement. Pour cela, il n’y a souvent rien de plus efficace que de trouver des coéquipiers avec qui faire ses sorties à vélo.

Effectivement, le cyclisme n’est pas forcément un sport solitaire. Si c’est ce qui vous plaît, tant mieux. Sinon, vous pouvez vous tourner vers des forums, des groupes sur les réseaux sociaux, et même des applications pour trouver près de chez vous des gens avec qui vous entraîner. Mieux encore, vous pouvez vous lancer dans cette nouvelle passion avec un ami.

Comment bien organiser une sortie à vélo ?

Organiser une sortie à vélo n’est pas aussi simple que de sortir courir une heure. Effectivement, lorsque vous courrez, votre vitesse ne vous permet pas de vous éloigner vraiment de chez vous. En revanche, il arrive qu’un cycliste fasse plus de 100 kilomètres lors d’un entraînement. Il serait donc bien dommage de vous retrouver coincé et épuisé à plus de 50 kilomètres de chez vous.

Préparer un parcours à vélo nécessite donc d’abord de prévoir la distance que vous allez parcourir. Il faut ensuite utiliser une carte ou une application GPS pour tracer un parcours qui correspond à cette distance. L’idéal étant toujours de choisir des routes calmes loin des voitures. Enfin, il faudra prendre en compte de nombreux éléments topographiques et climatiques.

Effectivement, il est presque impossible de faire un parcours de 50 kilomètres où chaque kilomètre vaut le précédent. Vous rencontrerez du dénivelé, des vents contraires, des routes plus ou moins confortables, etc. L’idéal, c’est donc d’utiliser une application de GPS avec une topographie très précise. Enfin, regardez toujours la météo et prévoyez de vous retrouver avec le vent dans le dos sur le retour : ce sera un vrai régal à la fin de votre entraînement !

Comment s’échauffer avant chaque entraînement cycliste ?

Il n’est pas rare de voir certaines personnes faire un peu de vélo en salle de sports avant de passer à leur entraînement de musculation. Alors, quand vous faites du vélo, comment s’échauffer avant chaque sortie ? La réponse est toute simple : en faisant du vélo.

Effectivement, l’idéal est de vous échauffer pendant 30 minutes, soit pendant toute la première moitié de votre séance quand vous débutez. Il faut que votre corps ait le temps de chauffer correctement et il est inutile, voire dangereux, de souhaiter brûler les étapes. Ainsi, pensez toujours à ménager vos efforts et à augmenter progressivement leur intensité pendant les 30 premières minutes (en restant très raisonnable).

Ensuite, vous pouvez passer à la deuxième étape de l’échauffement, c’est-à-dire en passant 5 à 10 minutes pour chauffer plus spécifiquement sur un exercice. Si vous avez prévu un parcours qui vous entraîne à grimper, réaliser 5 à 10 minutes d’effort sur une montée raisonnable. Enfin, vous pouvez passer au véritable entraînement beaucoup plus intense qui aura pour objectif de vous faire dépasser vos limites.

Bien sûr, lorsque l’on débute, les premières séances ressemblent souvent à de très longs échauffements, car il faut habituer son corps aux exercices caractéristiques du cyclisme.

Comment récupérer après chaque entraînement en cyclisme ?

L’échauffement permet de limiter les risques de blessure, mais également de vous assurer une meilleure récupération à la fin de votre entraînement. Malheureusement, bien s’échauffer ne suffit pas toujours et vous allez devoir apprendre à récupérer correctement après chaque séance pour ne pas vous présenter épuisé à la suivante.

Ainsi, réaliser quelques étirements à la fin de la séance vous permettra de mieux récupérer. Ne forcez pas trop, soyez doux avec vous-même et n’essayez pas forcément de gagner en souplesse à ce moment-là. L’idéal, c’est même d’utiliser des rouleaux de compression ou de se faire masser par des professionnels afin de récupérer plus rapidement.

Enfin, sachez qu’il est extrêmement important de bien s’hydrater si on veut récupérer vite. Il ne suffit pas de boire beaucoup pendant ou juste après l’effort. Il faut également boire en grande quantité pendant les 24 h qui suivent. Cela vous permettra de diminuer énormément les courbatures et leur durée. Évidemment, manger sainement et consommer des fruits et des légumes en grande quantité est également une excellente manière de récupérer plus vite.

Comment se préparer à commencer la compétition à vélo ?

Si vous tombez amoureux de ce sport, il est fort probable que vous commenciez à nourrir des espoirs d’accéder au milieu de la compétition. Il existe des événements sportifs de ce genre pour tous les niveaux, mais même le niveau le plus bas n’est pas accessible à tous. Il va donc falloir vous y préparer rigoureusement.

La question mériterait un article entier, car la compétition à vélo nécessite un engagement physique, mental, psychologique et alimentaire important. Néanmoins, vous devez déjà savoir qu’il n’est pas raisonnable de vous lancer dans le milieu compétitif avant d’avoir fait un an ou deux de cyclisme amateur (idéalement beaucoup plus d’ailleurs).

Sinon, il n’y a pas de secret particulier à connaître pour se préparer. Vous devez vous entraîner à un rythme suffisant, vous devez également surveiller de très près vos performances et votre alimentation pour traquer vos points faibles et les améliorer. L’idéal pour se lancer dans la compétition, c’est de ne pas le faire seul et d’avoir quelqu’un de dévoué qui vous aide à vous améliorer en vous surveillant et en vous accompagnant.

Les erreurs à éviter quand on commence en cyclisme

Comme dans tous les sports, il y a beaucoup d’erreurs qu’il est fréquent de remarquer chez les débutants. En voici donc un petit florilège dont certaines ont déjà été abordées directement ou indirectement dans cet article :

  • Oublier votre ravitaillement
  • Oublier votre kit de réparation (et pas seulement pour les crevaisons)
  • Négliger l’entretien de votre vélo
  • Mal gérer votre rythme de progression (vous blesser en allant trop vite par exemple)
  • Ne pas apprendre comment passer vos vitesses (oui, l’art de gérer un plateau ça s’apprend)
  • Toujours rouler seul, car s’il est bon de relever ses propres défis, on apprend toujours mieux avec les autres
  • Mal régler la hauteur de votre selle : sans doute la pire des erreurs, car il pourra venir à bout de vos genoux en quelques sorties seulement !

Commencer le vélo à 20 ans : conseils

Répondons tout de suite à une question bêtement trop souvent posée : est-il trop tard pour commencer le vélo à 20 ans ? Si vous voulez devenir le futur Eddy Merckx, oui, il est trop tard (le cannibale a fait ses premières armes dès l’âge de douze ans !). En revanche, si vous voulez vous faire plaisir, entretenir votre santé et votre physique, 20 ans est un âge idéal.

Sauf contre-indication particulière, commencer le vélo à 20 ans n’exige aucun conseil particulier. Si vous êtes en bonne santé, vous devez juste vous montrer raisonnable et vous entraîner régulièrement. Vous progresserez vite.

Commencer le vélo à 40 ans : conseils

Le vélo est un sport qui semble accessible. C’est également une activité idéale pour perdre du poids. Beaucoup de quadragénaires se tournent donc vers le cyclisme pour se remettre en forme. L’âge n’est alors absolument pas un obstacle, toujours à condition de ne souffrir d’aucune contre-indication. Il est néanmoins absolument nécessaire de réaliser un examen médical complet avant de se lancer.

Sinon, il vous suffira de prévoir un planning d’entraînement adapté à votre condition physique. Le plus important lorsque l’on commence le vélo à cet âge-là, c’est de ne pas s’épuiser, de ne pas se blesser et de ne pas se dégoûter. Le plus dur, c’est de s’y mettre. Voilà pourquoi il faut éviter à tout prix les longues périodes d’inactivité qui pourraient rendre la reprise trop difficile.

Commencer le vélo à 50 ans : conseils

Une fois de plus, sauf contre-indication particulière, rien ne vous empêche de commencer le vélo à 50 ans. Il faudra néanmoins réaliser des examens médicaux avant de se lancer, mais aussi une fois par an pour s’assurer que tout va bien et que votre pratique du sport n’est pas excessive, inadaptée ou dangereuse.

Enfin, il n’est pas rare d’avoir des difficultés à progresser quand on dépasse un certain âge. Il est donc essentiel de rester raisonnable et de se fixer des objectifs qui mettent en valeur vos efforts. Variez donc les sorties et leurs styles afin de vous améliorer en vitesse et en puissance à votre rythme et de prendre conscience facilement chaque fois que vous gagnez une seconde sur le chrono.

Publié le Laisser un commentaire

L’Histoire du Tour de France : 100 ans de cyclisme

Course Tour de France

La première édition du Tour de France a eu lieu en 1903. Alors que la Grande Boucle fêtera bientôt ses 120 ans, la 100e édition de cette course mythique n’a eu lieu qu’en 2013. Derrière ce léger décalage se révèle l’histoire fascinante du Tour de France. La Grande Boucle, c’est désormais plus de 100 ans de cyclisme et l’une des courses par étapes les plus connues au monde qui s’est le mieux adapté aux évolutions de la société et du sport. Petit tour d’horizon de l’histoire du Tour de France.

La création du Tour de France

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la création du Tour de France est indirectement liée à l’affaire Dreyfus. Cette fameuse affaire a débuté en 1894. Elle a vu le capitaine Dreyfus condamné pour haute trahison alors qu’il était innocent. Le caractère antisémite de sa condamnation a poussé une partie importante de la société (intellectuels et politiques en tête) à le défendre. Ils s’appelaient les dreyfusards et rencontraient l’opposition franche des antidreyfusards.

Dans ce contexte d’importante tension, Jules-Albert de Dion, un antidreyfusards convaincu, industriel et homme politique célèbre, est condamné après avoir mené une bagarre contre des dreyfusards. Pierre Giffard, dreyfusard engagé et propriétaire du journal Le Vélo, exige alors publiquement la démission de Jules-Albert de Dion de la présidence de L’Automobile club de France. Il refuse également de publier dans son journal des publicités pour les automobiles de Dion.

Jules-Albert de Dion va prendre au sérieux les attaques de Pierre Giffard et créer son propre journal : L’Auto. D’abord baptisé L’Auto-Vélo, le journal sera renommé L’Auto après une plainte officielle de Pierre Giffard qui juge qu’un tel nom parasite son propre journal : Le Vélo. Henri Desgrange, directeur de L’Auto, s’inquiète alors que son journal ne soit plus associé au vélo. Sur les conseils du journaliste Géo Lefèvre, il va créer et financer une course cycliste pour rester associé à ce sport.

Ainsi, d’une simple querelle sur fond de tension politique est né le Tour de France, organisé par le journal sportif L’Auto.

Les premières difficultés du Tour

La première édition du Tour a été un grand succès. Elle s’élance de Montgeron le 1er juillet et les participants relient les principales grandes villes du pays. Le public n’est pas très nombreux le long des routes, mais les spectateurs sont au rendez-vous le jour de l’arrivée. Surtout, les ventes du journal L’Auto explosent. Il passe de 30 000 exemplaires par jour en moyenne à 65 000. Une édition spéciale le lendemain de l’arrivée s’écoule même à 135 000 exemplaires.

Sans surprise, Henri Desgrange décide de renouveler l’expérience en 1904. Une deuxième édition du Tour de France se lance donc sur les routes du pays en juillet. Malheureusement, les incidents sont nombreux, notamment à cause des spectateurs. La course exacerbe les fiertés régionales et de nombreux coureurs se font agresser par le public quand ils pédalent. L’organisation hésite à recommencer en 1905, mais s’y résout finalement.

Le Tour de France devient rapidement très populaire, même si le public est peu présent au bord des routes à cette époque. La course devient même un enjeu diplomatique quand elle passe par l’Alsace, alors territoire allemand. Malheureusement, la Première Guerre mondiale éclate quelques jours après la fin de la douzième édition. Le Tour est interrompu pendant la Guerre et le journal L’Auto donne à ses lecteurs des nouvelles des coureurs envoyés au front, surtout quand ils meurent.

La Grande Boucle a connu plusieurs interruptions

La Première Guerre mondiale est la première interruption que le Tour de France a connue. C’est aussi sans doute l’une des plus tragiques, car beaucoup de vainqueurs des précédentes éditions ont trouvé la mort pendant cette période. Henri Desgrange lui-même s’engage dans l’armée et se rend au front. Il y rédige toujours des articles pour L’Auto qui y sont régulièrement publiés. L’armistice est signé en novembre 1918 et le Tour de France renaît en juillet 1919, avec une étape à Strasbourg !

La deuxième interruption du Tour de France est due à la Seconde Guerre mondiale. L’édition de 1940 a été annulée malgré la bonne volonté d’Henri Desgrange à cause des zones militarisées impossibles à contourner. L’organisateur historique de la Grande Boucle s’engage alors à offrir une course aux spectateurs en 1941, mais il meurt des suites d’une longue maladie en août 1940.

Les autorités allemandes souhaitent ensuite que le Tour de France renaisse et elles confient son organisation à des journaux collaborationnistes. Le successeur d’Henri Desgrange, Jacques Goddet, refuse et le nom Tour de France ne peut pas être utilisé. Résultat, les industriels ne suivent pas et la course « Circuit de France » est un échec. Finalement, Jacques Goddet créera le journal L’Équipe et pourra à nouveau organiser le Tour de France avec le soutien du journal Le Parisien Libéré dès l’été 1947 (après la libération donc).

Alors, c’était quand le 100e Tour de France ?

Tout au long de son histoire, le Tour de France n’a pas connu beaucoup d’interruptions. Au final, ce sont seulement dix éditions qui auront été annulées en près de 120 ans d’existence. Résultat, le premier Tour de France a eu lieu en 2013. Il a été remporté par le Britannique Christopher Froome (sa première victoire sur les quatre qu’il obtiendra dans sa carrière).

À cette occasion, le tour de l’Arc de Triomphe a été ajouté à l’étape des Champs-Élysées. Un détail qui a ensuite été conservé et qui est désormais systématiquement mis en place lors de cette ultime étape de la Grande Boucle.

Dès sa création, puis pendant ces quelques interruptions, il est intéressant de constater combien le Tour de France a été pris très au sérieux par le public et les sphères politiques du pays. Les éditions ont rarement été annulées pour des raisons matérielles, mais bien souvent pour des raisons politiques. Rapidement, la Grande Boucle est devenue bien plus qu’un événement sportif populaire.

L’entre-deux-guerres et la naissance des équipes nationales

Après la Première Guerre mondiale, le Tour de France a connu une période de développement intense. Cependant, l’un des développements majeurs du Tour s’est fait malgré la volonté de son organisateur Henri Desgrange : l’apparition des équipes. Effectivement, pour le créateur de la Grande Boucle, le Tour est une compétition individuelle et il ne veut surtout pas la modifier.

Pourtant, les premières éditions du Tour de France après la Guerre déçoivent le public. Les étapes sont devenues extrêmement difficiles à cause de l’état des routes et seulement onze coureurs finissent la compétition en 1919 ! Surtout, les coureurs s’entendent progressivement entre eux au fil des courses et des consortiums apparaissent. La course est de moins en moins individuelle, n’en déplaise à Henri Desgrange.

L’autorité du créateur de la course est d’ailleurs de plus en plus contestée par les coureurs et les passionnés de cyclisme. Tant et si bien que le règlement du Tour de France est modifié en profondeur pour l’édition de 1930. Les équipes nationales apparaissent officiellement et représentent cinq pays (Allemagne, Belgique, Espagne, France et Italie) pour un total de quarante coureurs. Le chauvinisme important de l’époque adhère à l’idée et le Tour gagne en popularité.

L’essor du Tour de France grâce à la télévision

Dans les années 30 et après la Libération, le Tour de France devient un événement absolument incontournable. Sa taille augmente et le journal L’Auto (qui s’occupe de l’organisation jusqu’en 1939) met à contribution les villes étapes pour financer l’ensemble. Elles payent une redevance au journal en échange de la publicité qu’elles reçoivent lorsque les coureurs y passent.

Le Tour de France occupe désormais tout l’espace médiatique du mois de juillet et la situation continuera à aller dans ce sens avec l’arrivée de la télévision. Elle arrive sur la Grande Boucle en 1948 et la course aidera à populariser le petit écran. Dans les années 50, la décision est également prise de ne plus prévoir un parcours en ronde. Ainsi le Tour explore de nouvelles régions aux confins du pays.

Le Tour permet de populariser la province et la télévision, mais elles lui rendent bien. La course devient un outil de communication important à une époque de grande croissance économique. La consommation des ménages explose et les revenus publicitaires du Tour deviennent importants. Il peut ainsi se développer et prendre de l’envergure tout au long des trente glorieuses. Des coureurs mythiques comme Eddy Merckx et Raymond Poulidor émergent aussi à cette époque.

Les difficultés de L’Équipe et du Parisien Libéré pèsent sur le Tour

Malheureusement, de nouveaux problèmes viennent rapidement peser sur le Tour de France. Après quinze années de développement continu, l’organisation est devenue trop lourde est trop importante pour L’Équipe et Le Parisien Libéré. Le journal L’Équipe rencontre également d’importantes difficultés économiques et il est racheté en 1965 par Émilien Amaury. La situation est délicate et la Grande Boucle voit son développement freiner alors que les trente glorieuses s’achèvent.

Pour permettre à cet événement sportif majeur qui fête ses 70 ans, une société est créée en 1973. La Société d’Exploitation du Tour de France (SETF) n’a qu’un seul objectif : gérer l’organisation du Tour. Elle dépend du groupe Amaury et elle conserve Jacques Goddet à la direction de la course. Leur travail est critiqué, mais ils restent malgré tout en place encore quelques années.

Au milieu des années 70, le Tour de France sort enfin des difficultés qu’il connaît depuis presque dix ans. La mode du vélo bat son plein alors que le choc pétrolier frappe le monde entier et que le mouvement écologiste né en France. Le cyclisme est à la mode et apparaît comme une activité saine, pour le corps, l’esprit et la planète. Une image qui sera malheureusement entachée par les scandales de dopage trente ans plus tard.

Le Tour de France s’internationalise à la fin du XXe siècle

Avec la création d’une société ad hoc pour le gérer, le Tour de France entre dans la cour des grands. Désormais, il ne craint plus les aléas des ventes de journaux et peut continuer à se développer avec aucun autre objectif que sa croissance. Comme la course est déjà extraordinairement populaire en France, les organisateurs décident donc d’internationaliser la course.

En pleine Guerre froide, les organisateurs aimeraient que le Tour de France attire des coureurs qui ne soient pas tous originaires d’Europe de l’Ouest. Au début des années 80, seuls sept pays ont été représentés sur les différents podiums de la Grande Boucle depuis sa création. Un Tour de France ouvert aux amateurs est alors lancé en parallèle pour favoriser la professionnalisation de certains talents.

Ensuite, le Tour de France poursuit ses ambitions d’internationalisation en partant de Berlin-Ouest en 1987. Quelques années plus tard, la chute du mur de Berlin et du bloc soviétique ouvre la compétition aux athlètes de l’est de l’Europe. Dans les années 90, plus rien n’arrête le Tour de France. La compétition était déjà la plus populaire dans le monde du cyclisme, elle est désormais la plus grande et la plus puissante de toutes.

Le dopage gangrène la Grande Boucle

Malheureusement, l’accalmie est de courte durée, car le Tour de France va rapidement être plongé dans de nouvelles turbulences. Il s’agit désormais des scandales de dopage qui gangrènent tout le milieu du cyclisme et qui frappent durement le Tour de France.

Le problème, c’est que les suspicions de dopage sont nombreuses et décrédibilisent les résultats de la course, même rétroactivement. Comment continuer à encenser un coureur qui a sans doute gagné vingt ans plus tôt en trichant ? Le Tour de France met en place de nombreux tests auxquels doivent se plier les coureurs, mais le public n’est pas toujours convaincu de sa bonne volonté.

Le dopage n’est pas nouveau dans le cyclisme, mais l’« affaire Festina » révèle l’ampleur de la situation au public et abîme l’image du Tour. En 2006, une décision historique est prise : déclasser Floyd Landis est lui retirer son titre obtenu la même année. En 2012, ce sont les victoires écrasantes de Lance Armstrong (vainqueur de 1999 à 2005) qui lui sont retirées. Elles faisaient l’objet d’importantes suspicions depuis longtemps et ont mené à la suspension complète du sportif.

Le Tour se modernise au XXIe siècle

Affaibli par les scandales qui se succèdent et se répètent, le Tour de France attaque le 21e siècle avec d’importants défis à relever. Les organisateurs font alors le pari de séduire de nouveaux spectateurs en modernisant le Tour. Son organisation n’est pas profondément modifiée, mais modernisée, tout comme sa diffusion.

Résultat, la course est plus équilibrée avec des épreuves très difficiles la première semaine et un suspense conservé jusqu’à la dernière étape à Paris. Les étapes de moyenne montagne sont mises davantage en valeur pour pousser le Tour à explorer de nouvelles régions. Enfin, le Tour s’empare des nouvelles technologies : drones pour filmer les monuments, sites Internet, diffusion en ligne, application mobile, etc.

Résultat, le Tour de France 2020 a battu des records historiques d’audience, aussi bien à la télévision qu’en ligne. Surtout, c’est l’édition qui a séduit le plus de jeunes depuis la création de la Grande Boucle. Une seconde jeunesse pour une course de plus de cent ans ! Avec un départ breton et un parcours bien équilibré, l’édition 2021 promet également d’attirer les foules

À quand remonte la création des maillots du Tour de France ?

Pour conclure, penchons-nous sur la question qui revient le plus fréquemment : à quand remonte la création des maillots du Tour de France ?

Le premier maillot créé est le maillot jaune. C’est Henri Desgrange lui-même qui l’a instauré lors de l’édition de 1919. Il souhaitait permettre au spectateur de repérer facilement le meneur au classement de la course. Le jaune est choisi parce qu’il correspond aux couleurs des pages du journal L’Auto et qu’aucune équipe nationale n’utilise cette couleur.

Le maillot vert a ensuite été créé en 1953 et il est utilisé chaque année depuis pour distinguer le meilleur sprinteur. En 1968, il avait été remplacé par un maillot rouge avant de redevenir vert l’année suivante. Enfin, le maillot à pois est créé en 1933 pour distinguer le meilleur grimpeur. Il n’a jamais été modifié depuis.